Le diabète est en pleine explosion : près de 2 millions de diabétiques en France (dont 500 000 qui s'ignorent et ne se font pas soigner) et 150 à 200 millions de personnes concernées dans le monde, un nombre qui pourrait doubler d'ici à 2025 ! Cette maladie, qui touche près de 3,5 % de la population, à tout âge, et peut entraîner des complications graves, coûte chaque année près de 35 milliards de francs à la collectivité.
Le diabète est une maladie chronique grave qui se caractérise par une " hyperglycémie " (un excès de " glucose " - de sucres ou " glucides ", le principal " carburant " de notre organisme - dans le sang). Le taux de glucose ou " glycémie " est régulé par l'insuline, une hormone sécrétée par le pancréas. Le diabète est dû à la production inadaptée d'insuline, qui devient incapable de contrôler le taux de glucose dans le sang.
Il existe, pour l'essentiel, deux grands types de diabète, le diabète de " type 2 ", le plus courant (90 % des cas), et le diabète de " type 1 ", moins fréquent (10% des patients).
Le diabète de type 1
appelé auparavant "diabète insulino-dépendant" (DID), dit "maigre" ou "juvénile", touche surtout des jeunes. Il est provoqué par la destruction progressive des cellules du pancréas (les cellules " bêta " des îlots de Langerhans) qui sécrètent l'insuline. L'organisme fabrique des anticorps contre son propre pancréas, sans que l'on sache véritablement à quoi est dû ce mécanisme, qualifié d'" auto-immun ". Cette forme de diabète a pour symptômes l'amaigrissement de la personne, une soif intense et le besoin d'uriner fréquemment.
Le diabète de type 2
ou "diabète non insulino-dépendant" (DNID), dit "gras" ou de "maturité", touche surtout les personnes de plus de 50 ans, même si on le voit désormais apparaître de plus en plus tôt. Il est favorisé par des facteurs génétiques (un enfant dont l'un des parents est diabétique a une chance sur trois de le devenir lui-même) ou environnementaux : sédentarité, alimentation déséquilibrée, trop riche, surpoids. A cause de l'excès de graisses dans l'organisme, les cellules deviennent plus résistantes à l'insuline (ou " insulinorésistantes " et le pancréas lui-même ne sécrète pas assez d'insuline.